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galerie en ligne : Lumière et lumières en Baie de Somme (troisième partie)

La création artistique est intimement liée à la lumière, la composition musicale, elle-même, y puise une inspiration nécessaire.

Peindre au dehors ? En Baie de Somme ? Devant tout le monde ?

Il faut un certain courage car les critiques constructives ou mauvaises vont bon train quand chacun passe derrière votre chevalet pour donner son avis sur votre travail ; encouragements,  émerveillements, mots acerbes….
J’avais connu cela à Barcelone et Florence, à Paris aussi.  Parfois, quelqu’un vous demande pourquoi vous faites une ombre de couleur jaune. Vous vous retournez, vous lui souriez et vous lui expliquez qu’au lieu de faire une reproduction photographique de la Baie ou du port du Tréport vous préférez  traduire l’aspect éphémère du paysage et tentant de peindre l’impalpable. J’expliquais que nous sommes sensibles aux variations atmosphériques et nous exécutons des « effets de vent » par la couleur ou le placement d’oiseaux (des mouettes) en l’air.

Outre les transformations de la nature selon l’alternance des saisons, son évolution au long de la journée, de l’aube jusqu’au soleil couchant, nous intéresse avant toute chose. Le lieu (Le Tréport, Le Crotoy, Saint Valéry sur Somme, Le Hourdel, la plage de Quend, la Baie d’Authie ou les falaises d’Ault Onival) nous interpellent moins que me poser la question sur ce qui m’interpelle dans ce paysage, ce qui en fait un paysage.
Ce n’est pas ce que je vois. Il ne peut s’agir de ce que je vois. Il ne peut s’agir de ce globe de vision qui s’étire depuis mes pieds. Il s’agit du rapport étroit que mon corps en entier entretient avec cet espace, avec ce lieu. C’est le sentiment d’une influence constante et illimitée sur mon corps, ma pensée, mes idées – imperceptible à force d’ordinaire. Ni l’horizon, ni le coucher du soleil, ni le vent fréquent et la sécheresse, ni la pluie et le froid, ni le changement des saisons ne sont mes limites.
C’est une appartenance mutuelle….  Il est en moi. Je suis en lui. Mon dessin tente d’exprimer ce qui m’arrive. Le paysage m’accompagne comme un filet dans lequel je suis emmêlée et que je tire avec moi.

 

Mit freundlichen Grüßen (Bis bald Tschüss….!) / Best regards.
Artemis Irenäus Von Baste 

Cet article est intégrable dans le thème des approches artistiques sur la base de la lumière